Les joints spy sont arrivés, on retourne au charbon.
Remontage du moteur dans le cadre, puis du système de kick. Penser à lui faire faire un tour complet et pas simplement poser le ressort dans sa butée sinon le ressort pas assez bandé sera et le kick tombera sous son propre poids.

Coté droit remonter le témoin de point mort à la pâte à joint puis le pignon et son écrou ( sauf ici, ici j'ai fais une surprise au client ) et les 2 bouchons caoutchouc pour le passage des vis de fixation moteur ( L'en manque un d'ailleurs, penser à pas le dire au client )

Puis comme le client il a apporté une moto avec des câbles qui grincent, penser à lubrifier les câbles avec système D(avid): enfiler un bout de gaine thermo, chauffer et laisser couler l'huile.


Puis un tour du coté de la bobine. Celle-ci a cela de particulier que le câble HT s'enfonce sur un pic lisse et pas façon visse, comme dans un antiparasite. C'est con comme tout car sans le système de chapeau/vis propre à la bobine que dans ce cas il n'y a
pas, les câbles sont habitués à se carapater. Penser à en parler au client histoire qu'il puisse se dépatouiller lorsque ses potes se moqueront avec raison de lui: " Oh, MZ je croyais c'était increvable !".

Puis séance de photo récréative pour se donner du courage, parce que les 125, c'est comme les scooter, les Honda et les Laverda, c'est des truc pour les gonzesses.


Et on y retourne, sous le signe de...

Fixation du tube d'évacuation des gaz brûlés (ou pas).
Souvent la bride de serrage au cylindre se tirailleur, c'est parce que faut la serrer en premier sans le silencieux au bout. Pour ça, on peut taper dessus comme un âne avec un marteau et un tourne vis, ou bien on utilise une clef à griffe, artisanale ou pas.

Ensuite on monte le silencieux, on serre la bride qui le relie au tube PUIS on serre les fixations au moteur PUIS la fixation du silencieux arrière.
Puis là ça se desserrera jamais, jamais plus.


En passant, s'assurer que le câble au starter ait du jeu, sinon le starter risque d’être mis en permanence, et y en a qui ont cherché longtemps pourquoi leur machine prenait pas ses tours à chaud.

Puis comme on a les spy, autant les monter.
Coté gauche, mettre un coup de lampe à souder sur le porte spy, le huiler lui et le spy, présenter le spy, puis mettre derrière l'ancien spy et une douille du bon diamètre. Taper sur le tout en espérant que ça rentre.
Si ça entre pas ( ça entre jamais toute façon ), finir le récalcitrant avec de petits et délicats coups de micro-jet sur la parois
externe du spy.

Puis on repose la transmission primaire, rien à dire, c'est l'inverse du démontage. On remet la noix d'embrayage avec son écrou et sa rondelle frein prévue pour se caller dans une tige de l'embrayage. Alors comme c'est prévu comme ça, autant l'utiliser. Et surtout..pas serrer l'écrou comme un yack..merci pour celui qui redémontera.
Et on pose les disques ( le premier est en acier et différent des autres ) puis...on oublie pas de mettre le poussoir d'embrayage.

Puis là on peut s'amuser à remonter le plateau de pression..Je dis s'amuser parce que la première fois ça peut agacer ce système parce immanquablement y a toujours un ensemble ressort-coupelle-miniaxe qui s'échappe et qui vous saute à la g....tout en s'éparpillant partout dans le garage.
Puis à la fin, on y arrive avec un seul genou, la classe kwa.
Enfin la méthode proposée est de pousser la coupelle avec n'importe quoi puis d'enfiler l'axe avec une pince brucelles.
Au pire, si un axe se perd, on peut en refabriquer un avec un bout de fil de fer du bon diamètre ( c'est d'ailleurs ce que j'ai fais, mais tant que le client le sait pas, après tout..)

Une fois que ces
saloperies ressorts-coupelles-axes sont remis, on pose le carter d'embrayage en veillant à l’existence du joint torique d'axe de kick ( le seul joint torique sur ce moteur d'ailleurs ).
Parce que s'il n'y est pas, l'huile va s'écouler par là. De toute façon, l'huile s'écoulera entre l'axe du sélecteur et du kick, à moins de faire usiner une gorge spéciale sur l'axe du sélecteur pour y mettre un second torique.
Notez au passage cette particularité des TS 125, concernant la position de ces axes, que c'est pas idiot du tout. Ce qui est pas idiot du tout non plus, c'est d'avoir mis le kick à gauche. Quand on est droitier du pied, c'est quand même plus pratique. Et là de poser la question: quel est l'andouille qui décida que les kick devaient aller à droite de la moto alors que la majorité de la population motarde est droitière du pied ? Hum ?
Le premier qui répond gagne.

Puis on pose le carter et on remplit pas de sae 30/40 comme le préconise la rtm mais de sae 80/90 pour boite et pont, 1/2 litre fera bien l'affaire. Notez l'orifice sous le kick/sélecteur qui est une mise à niveau automatique, à l'ancienne.

Puis on met le spy droit dans le porte spy et on bloque les 4 vis du porte bidule avec un peu de frein filet.

Là, remontage du rotor de dynamo en oubliant pas sa clavette. Un oeil sur la portée cuivrée des charbons, puis on y colle le doigt d'allumage ( en respectant l'encoche de montage puis on serre modérément).
A ce stade, ça peut être pas mal de donner un coup de kick pour faire tourner l'ensemble pour voir si rien n'est faussé et que donc ça tourne rond. Ca m'est arrivé une fois cette amuserie d'avoir un rotor faussé et j'ai patiné pour comprendre pourquoi ce foutu allumage était inréglable..

Puis montage du stator avec son habillage. Contrôle de la longueur des charbons, pas de petite vis de desserrée, pas d'oxydation, les contacts du rupteur sont pas bouffés, tutto va bene. Puis on en profite pour lui donner ses 35 d'écartement.

Puis dans la foulée calage de l'allumage.
Et pour caler un allumage, faut ça, une pige d'allumage dispo chez tous les bons vendeurs de 2tempseurie.
Ca se présente sous la forme d'une partie basse vissée à la culasse, d'une partie haute se vissant/dévissant sur la partie basse de 10e de mm en 10e de mm et contenant aussi une pige qui monte et qui descends au flux et reflux du piston.

1ere chose: visser la pige sur la culasse et aligner le zéro à son repère

'suite, tourner la queue de vilo doucement pour faire monter à son maxi la pige mobile, lorsque elle est à son apogée, la bloquer.

Puis là pour regarder sa doc technique: avance à l'allumage 2,5 mm. En faisant descendre préalablement un pffoil le piston pour pas que la pige vienne en contact, on visse la partie supérieure de l'outil diabolique grâce aux graduations. Un tour complet valant 1 mm, y a plus qu'à visser 2 tours et demi.
Et on obtient notre avance. En faisant remonter le piston, il vient cogner sur la pige à exactement 2,5 mm avant le point mort haut, qui est le point ou les vis platinée sont sensée s'ouvrir.
Après, reste plus qu'à régler véritablement l'avance. Et pour vérifier que les vis s'ouvrent à ce moment, la solution dynamique: brancher une loupiote entre les contacts du rupteur: lorsque on fait remonter le piston et qu'il rencontre la pige, les vis doivent s'ouvrir à ce moment et donc la loupiote s'allumer puis il y a rupture du circuit.

Si c'est pas le cas, agir sur les vis de réglage faites pour ça.
Autre méthode si pas de loupiote, utiliser du papier très fin façon papier à cigarette coincé entre les rupteurs.
Puis après bin c'est pose du carter droit, puis on peut en profiter pour régler la garde d'embrayage à l’hélicoïdale puis aussi mettre un coup de graisse au graisseur fait pour ça.

Puis après on donne un coup de kick puis ça marche et le client il vient chercher sa pétoire et tous les bouts de trucs qu'il comptait se débarrasser chez moi.

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