Bon, c'est pas tout ça mais je reprend possession de ce post.
Ce matin est consacré au contrôle de l'embrayage et du carburateur. On aurait aimé aller plus loin mais l'intendance ne suit pas, les joints spy sont indisponibles. Mais pour me consoler, le père noel a apporté un joli Mikuni de 32 qui fera très bien sur ma MZobile. Si ça entre.
Donc, l'embrayage.
L'embrayage à bain d'huile de la 125 TS est constitué de disques d'embrayages.
Certains sont lisses ( appelés aussi " disques lisses " ) et d'autres ne le sont pas ( appelés aussi " disques qui ne sont pas lisses " )

Les 6 disques lisses sont en bon état. Déjà parce qu'ils font 1,45 mm d'épaisseur pour 1,50 en neuf mais surtout parce qu'ils ne sont ni bleuies, ni voilés, chose arrivant couramment sur les 125. Notez au passage la présence de striures favorisant les reprises en montagne.
Ensuite, les disques qui ne sont pas lisses, appelés par les béotiens: les disques garnis. Bien les disques garnis de la TS ne s'usent jamais. Ils sont fabriqué dans une matière qui rappelle la bakélite et sont indestructibles. Ils font donc 3,45 mm pour 3,50 en neuf.

Examinons ensuite la noix d'embrayage qui reçois les disques lisses, donc en acier. La seule usure que l'on peut trouver est celle laissée par les dents des disques. Et l'on voit bien de petites traces mais qui ne portent pas à conséquence.

Sinon la mesure des ressorts de pression montre une longueur de 47 mm pour une valeur neuve de 49 mm: HORREUR ! MALHEUR ! ..Se dirait un Hondaphile....Mais nous on est des MZophiles, donc on s'en fiche. Enfin, un vague coup d'oeil sur la transmission primaire montre que les dents sont en bon état, ainsi que la chaîne, duplex s'il vous plaît.

A l’ouverture du carburateur, nous constatons que le confiseur fou a encore frappé et que l’intérieur est recouvert d’une bonne couche de caramel dur. L'ancien propriétaire a cependant estimé que si les gicleurs pouvaient se boucher et le flotteur couler, la cuve ne pouvait rester sale. Valeurs à géométrie variable, quand tu nous tiens.

Flotteur qui méritera d’être un peu redressé d'ailleurs puis aussi qu'on lui remette en place sa languette qui l’empêche de tomber au fond de la cuve.

Le boisseau est dans un état acceptable. On les trouve souvent rayés au dernier degré du fait de la qualité exécrable de l'alliage utilisé. Pour celui-ci, un simple toilage au 600 huileux lui rendra éclat et fonctionnalité.
Notez la spécificité du carburateur BVF dont la partie guide du boisseau est vissée dans le carburateur: un bon moyen pour faire des carburateurs de différents diamètres tout en gardant le même moule externe.

Un petit soucis à présent: l'aiguille. En la regardant entre quat'yeux au démontage, elle me plaisait pas. Et en la comparant avec une aiguille de 125 TS certifiée, elle ne correspond pas, tant en longueur qu'au niveau de la position des crans.
Peut être, au début, me suis dis je, qu'il y eu différents modèles d'aiguilles de faites. Mais cela ne ressemble pas à MZ. Je vais donc demander à mon pourvoyeur de pièces de repasser avec un carbu de TS pour vérifier.

Les différentes pièces étant passées à l'essence et à la brosse laiton, les gicleurs et autres bout dorés sont eux passés au Cote du Rhône 96, un puissant décapant ayant déjà fait ses preuves.



Le flotteur ne sera pas démonté car, après nettoyage, on se rend compte d'une crique ayant fait son apparition (visible sur la photo) sur le support en alliage. Autre maladie chronique des BVF, ces s....... de support cassent comme du verre, surtout quand l'axe est bien oxydé, il restera donc en place.
En revanche, petit réglage du linguet pour le mettre à l'horizontale du plan de joint du carbu. D'ailleurs, vous verrez figurée en rouge la position de réglage parfaite universelle pour tous les flotteurs du monde, ou flotteur et plan de joint doivent etre horizontaux lorsque le pointeau ferme l'arrivée d'essence. Ceci étant su, plus besoin de régler son flotteur avec un réglet.
Les chicaneurs pourront faire remarquer que cette position de réglage est mauvaise, car le floteur fait pression sur le pointeau à ressort. Sauf qu'après des essais en live avec l'essence branchée au carbu, c'est la position qu'il lui faut.

Enfin, contrôle du bouchon de commande de starter qui ne doit être desséché ni marqué. Au pire, le sortir de son logement et le retourner.

La suite quand ces fichus joints spy seront arrivés.
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